L'achat du train met vite l'entreprise en difficulté financière, heureusement le train est vite revendu a " la compagnie du chemin de fer du midi"
Mais il faut rentabiliser la mine, les ouvriers sont toujours des paysans qui s'occupent aussi de leur ferme.
Les journées de travail qui étaient de 8 h passent a 10 h, ce qui provoque de l'absentéisme a l'époque des moissons, pour remédier a cela, tout absentéisme sera punit d'une amende et d'un licenciement définitif de la mine.
Malgré la modernisation, la vie des ouvriers n' a guère évolué, ce sont toujours les enfants et les hommes qui tirent les wagonnets au fond de la mine ( les galeries sont trop basse pour faire descendre les chevaux)
Quelques petits mouvements de grève ont lieu, mais ils sont réprimandés par un licenciement définitif et de 6 a 15 jours de prison.
Un ouvrier de l'atelier des mines : Jean Batiste Calvignac, essaie d'organiser un peu cela et d'organiser une grève générale.
Cela provoque un peu le chaos, certains reprennent pour un sous d'augmentation, d'autres pas. Pour faire face a la situation, le directeur des mines fait venir des ouvriers Belges, mais il faut leur payer le voyage, leur construire des maisonnettes, et tout compte fait la Belgique a gardé ses meilleurs ouvriers et envoyé des gens moins satisfaisants
alors pour la première fois la mine cède un peu aux revendications des mineurs : petite augmentation de leur salaire, retour aux journées de 8 h, chauffage gratuit, caisse secours pour soigner les malades.
Cela fait prendre conscience aux hommes qu'ils représentent une force quand ils sont regroupés il crée le syndicat:


Les élections Municipales, vont avoir lieu, en principe c'est toujours un proche de la famille de Solages qui se présente, mais cette fois il y a un adversaire qui se présente : Jean Batiste Calvignac, il est élu a plus de 60% .

Hélas pour lui, la direction des mines considère que son poste de maire l'empêche de bien travailler et le licencie.
cela provoque 2 mois de grèves a Carmaux: mineurs, verriers, commerçants ; la grève entraîne de terribles affrontements, elle s'étend aux communes environnantes car c'est tout le suffrage universel qui est remis en jeu. cette grève a bien sur tout le soutien de Jean Jaures qui a l'époque est déjà député Républicain( le socialisme n'existait pas ) , mais qui a soutenu l'école laïque, et la retraite ouvrière, qui est proche du peuple

grévistes

Jean Jaures ( point rouge) venant soutenir les grévistes

Discours de Jean Jaures pendant la grève

Gendarmes pendant les grèves
A présent il va falloir voter pour le députer, l'an 1900 est proche.