Vers juin 1940, Carmaux vit arriver les premiers réfugiés, Belges, Alsaciens, Lorrains qui essayaient de passer en zone libre,  les allemands avaient envahit leur terre.

Les gens s'organisent pour les accueillir, certains partent, d'autres restent travailler a la mine, car les jeunes carmausins sont mobilisés pour la guerre. De plus la mécanisation qui a  soulagé physiquement l'ouvrier, lui a aussi enlevé toute initiative, le métier n'est plus un art, une création, mais un geste répétitif, les jeunes sont attirés vers d'autres métiers.

Par ces temps de pénuries, le gouvernement  de Vichy vote aussi une loi interdisant aux enfants de paysans de devenir mineurs car la France manque de denrées.

 Les journées de travail passent  de 8 h a 9 h par jour et les congés sont supprimés: il faut produire, les mines de Carmaux sont quasiment les seules en zone libre.


Craignant un débarquement des alliés sur les cotes méditerranéennes Hitler ordonna l'occupation de la zone libre le 11 novembre 1942
L'armée du III Reich fit mains basse sur toutes les richesses, agricoles, industrielles et énergétiques.

Cela provoqua une totale démotivation au travail des mineurs, ils n'avaient pas envie de travailler pour l'ennemi, ils préféraient partir en vélo dans les fermes environnantes essayer de trouver a manger, car tout manquait a Carmaux.

Le premier mouvement de résistance eu lieu en 1942 quand l'ennemi a voulu prendre la statue de Jean Jaurès pour la fondre, malgré le risque, a tour de rôle, les mineurs montaient la garde autour de la statue de jour comme de nuit

 

En Février 1943, le gouvernement de Pierre Laval impose le STO ( service de travail obligatoire en Allemagne pour tous les jeunes)

Plutôt que cela beaucoup partent se cacher dans le maquis surtout dans les bois le long de la rivière Viaur( a coté de Carmaux )

schéma des positionnements des divers groupes de maquis autour de Carmaux

 

Toute rébellion est sévèrement punie, Le député maire Augustin Malroux refuse de voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, il est déporté au camp de  concentration de  Bergen- Belsen ou il mourra quelques jours avant la libération.

Malgré les arrestations, les Carmausins rejoignent de plus en plus le maquis, la résistance s'organise, même les plus âgés, malades atteints de silicose ( maladie grave des poumons la poussière de charbon et de pierre bouche les alvéoles pulmonaires et ils respirent très mal, et parfois meurent ) continuent a descendre au fond de la mine, pour ralentir le plus possible la production de charbon qui profite a l'ennemi, ils sabotent même le matériel et volent de la dynamite pour la donner aux maquisards qui feront sauter les voies de chemin de fer et les ponts pour isoler l'ennemi

En Juillet 44 ils décident même de refuser de descendre travailler, 2 mineurs sont tués.

Comme partout, les maquisards sont recherchés, 29 personnes, sont tuées( mutilées, brûlées vives ) au maquis du Viaur ( a Jouqueviel )

C'est Carmaux qui donne le signal des combats de la libération le 16 Août 1944, ils attaquent la garnison de Carmaux  et font 63 prisonniers.

Mais la garnison d'Albi est grande et n'a pas l'intention de laisser Carmaux entre les mains des maquisards, ils tente de reprendre Carmaux et essaie de passer par toutes les communes environnantes. Cela provoque le rassemblement de tous les maquis pour défendre Carmaux

Des affrontements on lieu le 17  Août  au Garric  , a Blaye, a Tanus... enfin toutes les communes environnantes il y eu de nombreux  morts notamment a  Marssac 40 maquisards attaquent un convoi de 300 allemands 60 morts coté allemand 15 morts coté maquisards

Ainsi la libération continue jusqu'Albi, et tout le Tarn

Ils ont la fierté d'avoir eux même libéré leurs villes

Beaucoup de maquisards ont rejoint l'armée pour aller repousser l'ennemi jusqu'a chez lui .

 pour raison politiques,( beaucoup de maquisards étaient de gauche),  Le général De Gaule lors de sa venue a Toulouse a oublié d' honorer ces hommes qui ont laissé leur vie pour la France)