Le 3 octobre 1944 la mine est nationalisée et la compagnie des mines de Carmaux devient
en 1946 Les HBA ( Houillères du bassin d'aquitaine)
La guerre vient de finir, il faut réparer, il faut produire plus, on demande plus de rendement, mais le pouvoir d'achat baisse ( il y a encore les tickets de rationnement pour manger )
Dès 1948 la mine embauche 940 mineurs et la durée de travail est de 48 h par semaine.
On construit aussi une nouvelle centrale électrique bien plus puissante que la précédente qui va fournir 4 fois plus d'électricité.

On mécanise aussi beaucoup le fond pour produire plus, on agrandi aussi les galerie pour faciliter les convois de wagonnets, on pose des rails dans les galeries secondaires, on pose l'éclairage des galeries, on équipe l'ouvrier chaussures de sécurité, gants, lampes électriques
Nouvelles lampes :

nouvelles tenues :

nouvelles haveuses

wagonnet
Piqueur :
Le dernier cheval est remonté en 1957

Vers les années 60 la machine Caïman est mise au point par un ingénieur Carmausin ( Mr Viguier )
Le principe est simple on fait exploser un gros tas de charbon, a l'aide de treuil et de poulies on fait entrer la machine dans le tas d'éboulis, puis on la retire, elle s'est chargée toute seule
( plus tard les treuils sont remplacés par des moteurs électriques)

Les citées sont agrandies et rénovées.
construction de la citée bellevue

Piscine :
Mais tout cela coûte cher et la France se relève de la guerre la monnaie est dévalué de 40 %
Pour faire face a cela le gouvernement prend des mesures draconiennes il abaissent le niveau des salaires, donne a la direction des houillère la gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles, permettant de faire travailler un mineur atteint de silicose, malade ou blessé avant la guérison.
Le 4 octobre la grève est voté a 85%, le 20 octobre le préfet du Tarn envoie les forces de l'ordre pour déloger les grévistes des salles des machines, des affrontements ont lieu,les mineurs ne se laissent pas faire. Le lendemain, une centaine de camions quittent Albi emportant 1600 CRS, 200 parachutistes, les troupes coloniales et les gendarmes. De violents affrontements eurent lieu faisant des blessés ( la même chose a eu lieu dans les mines d' Ales -30, Forbach -57, et dans la Loire -42 mais il y a eu des morts ) en soutien, les dockers refusent de décharger le charbon étranger, les cheminots bloquent le transport du charbon.



Cela va diviser les mineurs en 2 syndicats : FO pour la reprise du travail, la CGT pour le maintien de la grève ( fini l'époque ou Jean Jaurès pensait que l'unité des ouvrier faisait leur force)
Le travail fini par reprendre le 29 novembre, sous une escorte de CRS, des ouvriers sont licenciés, d'autres emprisonnés.
Le silence règne dans la mine, les ouvriers on des rancoeurs entre eux.